
Sommeil : pourquoi est-il souvent perturbé en septembre ?
Vacances terminées, réveil avancé, journées qui raccourcissent, rythme de travail qui reprend… En septembre, notre agenda change parfois plus vite que notre organisme. Résultat : vous avez beau vous coucher à une heure raisonnable, le sommeil peut se faire attendre. Ou, au contraire, le réveil du matin devient particulièrement difficile.
Notre horloge interne aime la régularité. Notre sommeil est notamment réglé par une horloge biologique interne, qui fonctionne sur un rythme d’environ 24 heures. La lumière joue un rôle essentiel dans sa synchronisation : lorsqu’elle diminue en fin de journée, la production de mélatonine augmente et prépare progressivement l’organisme au sommeil.
Or, les vacances ont parfois décalé nos habitudes : couchers et levers plus tardifs, repas à d’autres heures, soirées prolongées… Puis septembre impose brusquement le retour du réveil et des horaires réguliers. Notre horloge interne peut avoir besoin d’un peu de temps pour retrouver ses repères.
Autre changement : les journées raccourcissent progressivement et notre exposition à la lumière naturelle évolue. Pourtant, la lumière du matin est un puissant repère pour notre horloge biologique.
Dès le réveil, ouvrez les volets et exposez-vous à la lumière extérieure dès que possible. Garder une heure de lever régulière, y compris après une mauvaise nuit, contribue également à recaler progressivement le sommeil.
À l’inverse, le soir, mieux vaut diminuer les stimulations. Les écrans peuvent retarder l’endormissement : leur lumière, mais aussi les activités qu’ils proposent (réseaux sociaux, séries, jeux ou recherches sur Internet) maintiennent le cerveau en éveil. L’Assurance Maladie conseille idéalement d’arrêter leur utilisation une heure avant le coucher.
Et si ce n’était pas seulement la rentrée ? Entre 45 et 55 ans environ, un autre phénomène peut venir se superposer à ce changement de rythme : la périménopause puis la ménopause. Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes peuvent provoquer des réveils répétés et rendre le sommeil moins réparateur. Les modifications hormonales de cette période peuvent également participer aux troubles du sommeil. Si vous êtes concernée, inutile donc d’attribuer systématiquement vos mauvaises nuits au stress de la rentrée. Si elles se répètent, parlez-en à un professionnel de santé.
Voici quatre réflexes pour retrouver votre rythme :
- Le matin, cherchez la lumière. Ouvrez rideaux et volets dès le réveil et sortez dans la journée.
- Gardez des horaires réguliers. Essayez surtout de vous lever à la même heure chaque jour : cette régularité aide votre horloge interne à se recaler.
- Le soir, baissez progressivement le rythme. Lumière tamisée, activité calme et moins d’écrans préparent mieux au sommeil qu’une soirée très stimulante.
- Ne cherchez pas à tout prix à « rattraper » une mauvaise nuit. Une nuit ponctuellement difficile n’est pas inquiétante. En revanche, si les troubles persistent, s’accompagnent d’une forte somnolence dans la journée ou retentissent sur votre quotidien, mieux vaut demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Après les vacances, quelques jours peuvent être nécessaires pour retrouver son rythme. Des horaires réguliers et de bonnes habitudes suffisent souvent à faciliter cette transition.
Sources :