Dossier du moment

Rhinite allergique : comment s’en débarrasser

Pour vous, la période de floraison rime avec yeux gonflés, nez qui coule et envie d’éternuer ? Ces symptômes qui vous gâchent le printemps sont ceux de la rhinite allergique ou rhume des foins. Voici les solutions et traitements pour que vous puissiez profiter des beaux jours.

La rhinite allergique s’annonce par des picotements dans le nez, de fréquents éternuements et un écoulement nasal clair. Les yeux gonflent, rougissent et larmoient. Mais il n’y a pas de fièvre. La rhinite allergique saisonnière ou rhume des foins se manifeste avec le retour des pollens en avril-mai, et dure de quelques semaines à quelques mois.

Il arrive que le système immunitaire chargé de lutter, entre autres, contre les micro-organismes, considère une substance habituellement anodine comme un corps étranger à éliminer. Lorsque la substance allergisante (par exemple les grains de pollen) entre en contact avec des cellules des muqueuses, certaines cellules voisines libèrent dans le sang de l’histamine. C’est ce composé qui provoque les manifestations de l’allergie.

Pour éviter les contacts avec les substances allergènes, la première des solutions est de prendre certaines mesures :

  • Se promener, faire du sport pendant ou juste après la pluie, lorsque l’air contient beaucoup moins de pollen ;

  • Éviter les balades dans la campagne durant la floraison ;

  • Se protéger les yeux en portant des lunettes de soleil à l’extérieur pour éviter le contact des pollens ;

  • Aérer son habitation (en l’absence de vent) ;

  • Dormir en gardant la fenêtre fermée (pour éviter l’apport d’air extérieur), surtout à l’aube vers quatre, cinq heures du matin ;

  • Éviter toute entrée d'air dans la voiture lors des déplacements ;

  • Éviter de tondre soi-même le gazon pendant la saison pollinique et jardiner de préférence en portant lunettes et masque de protection ;

Le traitement de la rhinite allergique repose sur un médicament antihistaminique à prendre par voie orale ou nasale. Les corticoïdes en suspension nasale sont également prescrits, mais ils exposent à davantage d’effets indésirables : saignement de nez, irritation, fragilisation de la muqueuse nasale en cas de traitement prolongé. La durée de leur utilisation doit être limitée. Les solutions nasales contenant du cromoglycate de sodium, un antiallergique, sont souvent d'efficacité moindre que les corticoïdes, mais sont mieux tolérées. Le bénéfice du traitement n'apparaît qu'après quelques jours.
Les collyres antihistaminiques font partie de l'arsenal thérapeutique pour soulager les symptômes oculaires associés à la rhinite allergique. Les présentations en unidose sont à privilégier.

Enfin, si aucun de ces traitements ne fonctionne ou quand la rhinite devient très gênante, une désensibilisation (immunothérapie) peut être envisagée. Le principe de la désensibilisation est d’exposer régulièrement l’organisme à de petites quantités de substance allergisante (définie suite à un bilan allergologique, cf. encadré) par voie sous-cutanée ou sublinguale afin de réduire progressivement la réponse immunitaire vis-à-vis de celle-ci. Le but est de réduire complètement la sensibilité de l’organisme. Autrement dit, notre corps apprend petit à petit à supporter l’allergène.

Comment se déroule un bilan allergologique ?

Prescrit par un médecin généraliste, il permet d’identifier précisément les allergènes responsables de l’allergie et comprend les étapes suivantes : 

1. Le questionnaire médical :
L’allergologue pose au patient des questions portant sur ses antécédents familiaux, les circonstances au cours desquelles les symptômes se manifestent, ses habitudes de vie (lieux de vacances…), etc.

2. Les tests cutanés :
Le prick test consiste à introduire les allergènes (pollen de graminées, d’arbres ou d’herbacées) dans l’organisme par le biais d’une piqûre pratiquée en général à l’intérieur de l’avant-bras. Dix à quinze minutes après l’injection, une papule (semblable à un bouton de moustique) apparaît si le patient est allergique à la molécule testée.

Dans le cas du patch test, les allergènes se présentent sous la forme de patchs que le médecin allergologue colle dans le dos du patient. Les résultats sont lus 48 heures à 72 heures plus tard.

Ces tests peuvent être affinés par un contrôle sanguin.

Une fois le diagnostic de l'allergie posé, le médecin prescrit un traitement qui dépend du type d'allergie.

Environ 1 personne sur 4 souffre d'allergies au pollen (Inserm, 2018)