Dossier du moment

Infections sexuellement transmissibles : parlons-en

Les infections sexuellement transmissibles ne prennent pas de vacances ! Avec l’été et les aventures amoureuses, le risque augmente. Levez le tabou en osant en parler.  
 
Syphilis, herpès, gonocoques ou chlamydiae sont quelques-unes des infections sexuellement transmissibles (IST). Elles sont transmises par des bactéries, virus ou parasites le plus souvent lors de rapports sexuels non protégés ou par contact entre muqueuses. 
En recrudescence depuis 20 ans, les IST impactent principalement les 15-24 ans et les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Les infections par papillomavirus humain (HPV) peuvent toucher les jeunes femmes, comme les jeunes hommes, entraînant dans certains cas des lésions précancéreuses. Il existe aujourd’hui un vaccin recommandé à l’adolescence qui protège contre certaines souches. 
 
 
Repérer les IST pour mieux les traiter 
Beaucoup d’IST peuvent évoluer sans symptôme, d’où la difficulté à les repérer. Mais certaines, comme les Chlamidioses, peuvent se traduire par des douleurs lors des rapports sexuels, des brûlures et des écoulements au niveau des organes génitaux. L’herpès provoque éruptions de petits boutons, démangeaisons et brûlures. La syphilis débute généralement par de petites plaies non douloureuses suivies d’éruptions indolores.
Non traitées, certaines de ces IST peuvent entraîner la stérilité, une grossesse extra-utérine, voire des atteintes des nerfs et artères des yeux ou du cerveau.
Plus le diagnostic est précoce, plus la guérison est rapide. Chaque IST a un traitement qui lui est propre : prise d’antibiotiques, de médicaments antiviraux ou anti-parasitaires, etc.  
 
La meilleure des protections : le préservatif 
Contrairement aux idées reçues, les différents moyens de contraception, comme la pilule, ne protègent pas d’une IST. Le préservatif est efficace contre la plupart d’entre elles. 
En cas de pratiques à risque, de changement fréquent de partenaires et avant une grossesse, mieux vaut vous faire dépister. Il est également important de consulter dans les 48 h si vous avez eu un rapport non protégé et d’en informer votre partenaire en cas d’infection afin que vous soyez traités tous les deux.  
 

Conseils pour amorcer le dialogue avec votre ado 

Alors que les contaminations des IST repartent à la hausse, il est important de dialoguer sur ce sujet avec votre ado, si possible avant le début de sa vie sexuelle, en choisissant les bons mots et le bon moment. Plutôt que d’évoquer les risques, pourquoi ne pas partir de sa vie quotidienne en testant ses connaissances, sans être intrusif, ni trop directif et en respectant son intimité. Poussez-le à s’informer et tenez-vous prêt(e) à répondre à toutes ses questions. Rappelez-vous aussi que votre rôle de parent est de l’aider à devenir autonome dans sa sexualité et à renforcer sa confiance en lui (elle).  

+ 21 % d’infections à gonocoque entre 2017 et 2019 (Santé publique France, 2020).